Prises de rendez-vous pour les radiographies, les échographies :

tél. : 03 89 53 70 70.
ou sur place au
20, rue de Kingersheim
68270 Wittenheim
De 8 à 12 heures et
de 14 heures à 18 heures

 


Prises de rendez-vous pour les scanners et les IRM :

 au
20, rue de Kingersheim

68270 Wittenheim 

(Un dossier doit impérativement être rempli pour votre sécurité)

 

 
ATTENTION : Pour être remboursé par la sécurité sociale vous devez impérativement avoir déclaré votre médecin traitant à la sécurité sociale. 

 


Pour prendre rendez-vous, munissez-vous de votre ordonnance et de votre carte SESAM-Vitale.
 
Avant votre examen : Enlevez vos bijoux, chainettes, boucles d'oreilles, percings.....

Horaires :
Du lundi au vendredi
de 8hà 12h et de 13h à 18h.
Le samedi de 8h à 12h

 

L’utilisation des rayonnements ionisants en médecine est-elle bénéfique à la santé ?

 

La réponse est clairement oui ; la radiologie permet des diagnostics plus rapides, plus précis. Les estimations officielles sont que dans la moitié des cas les procédures radiologiques ont un impact sur la précocité du diagnostic et que dans une large proportion elles ont un impact décisif sur le traitement.

 

 

L’utilisation de ces mêmes rayonnements présente-t-elle des risques ?

 

Oui, de toute évidence. Ceux-ci sont liés à la dose délivrée. On parle de deux types de risques : 

  • Les effets « directs » sur les tissus (dits effets "déterministes") sont liés à des doses importantes, surtout en radiothérapie et donnent soit des effets de nécrose cutanée ou profonde, soit des phénomènes de fibrose. 
  •   Les effets à long terme (effets dits stochastiques) sont liés à des altérations de la machinerie des cellules (lésions de l’ADN par exemple). Ce sont ces effets qui sont potentiellement cancérogènes. La fréquence d’apparition des cancers augmente lorsque la dose augmente, jusqu’à un maximum au dessus duquel cette fréquence se stabilise. Au dessus on a apparition des effets déterministes.

 

 

Quelle est l’importance du risque de cancer ?

  •   L’analyse des données épidémiologiques dans des populations irradiées permet d’évaluer le risque de cancer provoqué par les rayonnements : Sur toute une vie on note une augmentation de 5% des cancers mortels pour une dose de 1000mSv (millisievert). Les procédures les plus irradiantes en radiologie délivrent environ 10mSv (scanner abominal par exemple).

 

  •   Aucune augmentation significative du nombre de cancer n’a été détectée pour des doses inférieures à 50mSv.

 

  •   Pour 10mSv, le risque théorique de cancer mortel est de 0.05%. A comparer au risque de cancer mortel spontané qui est de 25% dans les pays industrialisés.

 

  • Existe-t-il une irradiation naturelle ?

 

  • Oui ; elle varie selon les régions de 1.5 à plusieurs dizaines de mSV par an (régions granitiques, exposition au radon...).

Quelles sont les doses administrées par les procédures radiologiques ?

 

  • Voici quelques références parmi tous les examens possibles  :

  Une radiographie pulmonaire délivre en moyenne 0.01 à 0.03mSv 
  Une radiographie du crâne délivre 0.1mSv. 
  Une mammographie délivre 1mSv. 
  Une urographie (examen des voies urinaires) délivre 10mSv. 
  Un scanner abdominal délivre de 10 à 12mSv.

 

Quel est l’état de la législation ?

En France depuis 2007 doit enfin être appliquée la directive EURATOM qui implique différentes actions :

  •   Contrôle régulier par des organismes certifiés et indépendants (une fois par an des installations) qui permet d’éviter les dérives et les irradiations indues. 

 

  • Suivi des installations par un radiophysicien.

 

  • Mise en place de procédures de réalisation des examens afin de délivrer toujours la même dose pour un même examen. Pas de variation entre les différentes réalisations par des personnes différentes d’un même site. 

 

  •  Formation du personnel technique une fois tous les 3 ans. 
  • Formation du personnel médical une fois tous les 3 ans et une fois tous les 5 ans (2 examens différents). 
  • Les formations sont sanctionnées par des examens validant la compétence en radioprotection et en contrôle des installations.

 

Comment réduire l’irradiation ?

 

  •  En premier lieu, en ne faisant que les examens médicalement justifiés, et bien orientés !! Aucune irradiation aussi faible soit-elle, n’est justifiable si l’examen est inutile !

 

 

  •   En adaptant les paramètres techniques : travail sur les constantes physiques (voltage et ampérage), réduction des champs d’irradiation, utilisation de moyens de protection si nécessaire. Cela pour obtenir une irradiation aussi faible que possible pour permettre de remplir l’obligation diagnostique. 

 

  • En utilisant dès que c’est possible des techniques non irradiantes (échographie, IRM). Cela n’est pas toujours possible certains examens irradiants sont irremplaçables
      .

 

Alors faire des examens ou pas ?? Faut-il craindre des dérives ?

 

Les examens radiologiques sont sans aucun doute utiles s’ils ont pour but un diagnostic ou un traitement précis. Des dérives d’irradiation étaient en effet possibles en France jusqu’à présent sur des installations vieillissantes ou dans certains centres moins bien adaptés. La prise de conscience de la nécessité de réduire les doses au minimum, est encore lente chez les professionnels, mais elle s’affirme.

L’application des normes va très vite permettre une harmonisation de l’irradiation, et une réduction est probable. Les premiers résultats montrent cependant que la plupart des installations sont conformes et bien utilisées.

 

Alors sans faire une confiance aveugle aux normes, privilégiez le contact et les relations de confiance avec votre radiologue...

 

M. Filippi